[SERIE] : THE HANDMAID’TALE – BIENTOT LA SAISON 2

HandmaidTale

Auréolée de deux Golden Globes et huit Emmy Awards, la série inspirée du roman de Margaret Atwood (La Servante écarlate) s’est imposé au fil des épisodes comme LA série féministe du moment. A l’aube de la deuxième saison qui sera diffusée dès le 25 avril sur OSC,  le Blog des Héroïnes revient sur cette série qui, en l’espace d’une seule saison, a fait plier le public et les critiques par son scénario glaçant.

Faisant clairement écho à 1984 de George Orwell, The Handmaid’s Tale est un dystopie politique qui a de quoi faire froid dans le dos! Il faut dire que la crédibilité des évènements attise notre curiosité, laissant planer le doute de ce qui pourrait devenir notre société, si le monde basculait dans une crise désastreuse.

L’histoire: Dans un monde confronté à un très faible taux de natalité, une caste de la population américaine s’empare du pouvoir pour créer une société totalitaire sous le nom de République de Gilead. Condamnées et réduites à enfanter, les quelques femmes encore fertiles (Les Servantes) deviennent ainsi des esclaves sexuelles au service des élites (Les Commandants et les Epouses). Une nouvelle organisation sociale despotique qui en dit long sur les purges, les crimes et les manipulations qui ont dû être menées pour en arriver là.

Véritable manifeste féministe, The Handmaid’s Tale choque, révolte, interroge, perturbe et écoeure, tant la violence et les propos paraissent réels.

Chaque femme peut ainsi s’identifier au personnage de Offred/June – arrachée à sa famille et kidnappée par les forces du nouvel ordre établi, dans le but de devenir une “machine à enfanter”. Magistralement interprétée par Elisabeth Moss, cette femme, soumise à l’abandon de son identité (June) au profit de son nouveau statut de servante (Offred), n’en garde pas moins la tête froide, rongée par l’espoir de retrouver sa fille et renouer avec son passé. Un passé où elle pouvait circuler librement, fréquenter ses amis, lire des magazines, avoir une vie de famille, un travail …

Constamment surveillées par les Yeux et manipulées par les Tantes (Tante Lydia), ces femmes – véritables ventres sur pattes – sont désormais prisonnières de cette organisation politico-religieuse guidée par un livre sacré: “les Fils de Jacob”. Enfermées dans leurs costumes rouges, elles n’ont d’autres choix que l’obéissance sous peine de sévères punitions. Janine – personnage aussi agaçant qu’attachant – en fera d’ailleurs les frais à son arrivée dans le “centre de formation” des Servantes! La simple formulation de son opinion lui vaudra un oeil arraché!

Une vision du monde patriarcale, brutale, d’une rare violence, qui rappelle à quel point la démocratie est instable, que les droits des femmes – durement acquis – sont fragiles et qu’un rien peut tout faire basculer.

Signée Bruce Miller, la série déclenche ainsi bon nombre de réflexions et de remise en cause de notre système actuel – soulevant alors cette question qui nous taraude tous: “Pourrait-on un jour en arriver là?” Une série utile à binge-watcher de toute urgence!

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