[LONG-MÉTRAGE]: LA PROMESSE DE L’AUBE D’ERIC BARBIER

LaPromesseDeLAube_PierreNiney_CharlotteGainsbourg

En salle depuis le 20 décembre, La Promesse de L’Aube d’Eric Barbier transpose subliment à l’écran le chef-d’oeuvre littéraire de Romain Gary. Un récit initiatique riche et puissant. L’histoire d’un amour fou, passionnel, voire étouffant. Celui d’une mère pour son fils qu’elle a toujours désiré voir au sommet.

UNE ADAPTATION FIDELE A L’OEUVRE DE GARY

Adapter au cinéma une oeuvre autobiographique si foisonnante, si épique et si intime, il fallait oser! Pourtant, avec ce long-métrage populaire, Eric Barbier (Le Serpent, Le Dernier Diamant) parvient à rester fidèle à l’esprit du roman, au ton et à la plume de Gary, à la fois féroce et élégante.

Il faut dire que la voix off, astuce narrative du réalisateur, restitue avec brio la dimension littéraire du film: « Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais». Savamment dosée, cette narration emmène le spectateur dans une spirale romanesque, un enchaînement d’aventures toutes plus héroïques les unes que les autres. De Vilnius à Paris en passant par Nice, le parcours flamboyant de Romain Gary, tant voulu par sa mère, est ainsi retranscrit dans la plus grande précision.

Tour à tour étudiant à Paris, aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale et écrivain célèbre… Romain Gary a su se montrer à la hauteur de toutes les aspirations maternelles, si démesurées soient-elles!

On assiste alors à une déclaration d’amour bouleversante d’un fils, prêt à tout pour sauver l’honneur d’une mère humiliée dans le passé. Le tout, souligné par un duo d’acteurs remarquable!

UN CASTING 5 ETOILES

Impeccable dans le rôle de Romain Gary, Pierre Niney séduit par son jeu d’une authenticité captivante. Une interprétation sans artifices, des émotions brutes, le jeune prodige du cinéma français réussit encore une fois à nous faire oublier l’acteur derrière le charisme de son personnage.

A ses côtés, Charlotte Gainsbourg vibre sous les traits de Nina Kacew. Très convaincante, elle brille dans le costume d’une mère entière, tyrannique et fantasque, persuadée que sa progéniture est vouée à un destin hors du commun.

Celle qui avait conquis le public par ses prestations dans les films de Lars Von Trier (Antichrist, Melancholia, Nymphomaniac), révèle ici une nouvelle facette de son talent! Une disposition évidente à susciter des émotions. On l’aime autant qu’on la déteste dans ce personnage à la fois effrayant et attachant.

Sans nulle doute, ce long-métrage audacieux devrait convaincre les lecteurs de Gary, tant l’oeuvre cinématographique est précise, soignée…  A vous de juger 🙂

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